Chute de 20,5% du nombre d'enfants étrangers adoptés en France en 2007
Le nombre d'enfants étrangers adoptés par des Français a fortement baissé en 2007, de -20,5% par rapport à 2006, avec 3.162 enfants adoptés venant de 74 pays différents, selon un bilan
diffusé mardi par le ministère de Affaires étrangères.
"L'importante diminution de 815 du nombre d'enfants adoptés à l'étranger", s'explique notamment, souligne le ministère dans un communiqué, par la fin des procédures d'adoptions individuelles au
Vietnam, le renforcement des contrôles mis en place à Haïti, et l'allongement des délais imposés par la Chine.
Le nombre d'adoptions individuelles a baissé, passant de 48,8% en 2006 à 37,9%. Celles menées par les organismes agréés pour l'adoption (OAA) ont augmenté (41,8% contre 36,6%).
L'AFA (Agence française pour l'adoption), nouvel intermédiaire, a accompagné 19% des procédures (contre 14,6%).
L'Ethiopie est le premier pays d'origine des enfants adoptés en 2007 (417 adoptions), devant Haïti (403), la russie (402), la Colombie (375), puis le Vietnam (268) passant du premier rang en 2006
au 5ème rang en 2007.
En 2007, comme en 2006, les 10 premiers pays d'adoption représentent plus de 75% des adoptions réalisées.
Le nombre d'adoptions augmente de façon notable en Colombie (de 321 à 375), au Mali (de 109 à 135), et demeure en légère hausse en Ethiopie et en Russie, alors qu'il diminue nettement en Haïti
(de 571 à 403) et en Chine (de 314 à 176).
L'Afrique devient le premier continent d'adoption (30%), avant les Amériques/Caraïbes (28%).
La part des enfants originaires d'Asie est en nette diminution avec 21% des adoptions (32% en 2006).
De plus en plus de pays d'origine, souligne le communiqué, développent des dispositifs de protection de l'enfance et interdisent les adoptions individuelles.
L'Agence française pour l'adoption, créée en 2005 pour accompagner les demandes et qui en garantit les procédures, "est dépendante des évolutions de l'adoption internationale", souligne le
ministère des Affaires étrangères, justifiant ainsi la faible progression en un an de la part des adoptions réalisées sous son égide.
La durée des procédures varie d'un à trois ans, indique le ministère, qui rappelle que le Président de la République et le Premier ministre ont confié à l'ancien directeur du quotidien Le Monde
Jean-Marie Colombani une mission de réflexion pour développer l'adoption internationale.
Source : Le Monde.
PS : Enfin une bonne nouvelle pour notre identité ethnique et raciale européenne. Espérons que ça dure.
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